À propos de l'abbé Meslier :

« C'est un homme si profondément ulcéré des crimes dont il a été témoin qu'il en rend la religion chrétienne responsable, en oubliant qu'elle les condamne. Point de miracle qui ne soit pour lui un objet de mépris et d'horreur ; point de prophétie qu'il ne compare à celles de Nostradamus. Il va même jusqu'à comparer Jésus-Christ à don Quichotte, et saint Pierre à Sancho-Pansa : et ce qui est le plus déplorable, c'est qu'il écrivait ces blasphèmes contre Jésus-Christ entre les bras de la mort, dans un temps où les plus dissimulés n'osent mentir, et où les plus intrépides tremblent.[...]

On a imprimé plusieurs abrégés de son livre ; mais heureusement ceux qui ont en main l'autorité les ont supprimés autant qu'ils l'ont pu. » *
<p.585-586>

Aucun historien qui avait pignon sur rue entre – 50 av JC et 150 ap JC n’en parle dans leurs ouvrages ! Bizarre, vous avez dit bizarre…

Georg Christoph LICHTENBERG
 / Aphorismes / Collection Corps 16 - Éditions Findakly 1996
« Lorsqu'ils rencontrent un homme qui pense librement, les croyants font le même vacarme que les poules découvrant, parmi leurs poussins, un caneton qui va vers l'eau. Ils ne songent pas que des gens vivent aussi sûrement dans cet élément qu'eux-mêmes sur la terre ferme. » <p.54>7.

Il est né en l'an 0 ou l'an I: Les contradictions de la bible sur la date de naissance de Jésus Christ sont insolubles.

8. Il est né le 25 décembre: cette date a été choisie pour absorber la très ancienne fête de Noël: la renaissance du Soleil.8. Il est né le 25 décembre: cette date a été choisie pour absorber la très ancienne fête de Noël: la renaissance du Soleil.

10. Il habitait à Nazareth: Le village de Nazareth n'existait pas du temps de Jésus. Les rédacteurs en ont fait un habitant de Nazareth qui a été créé pour la circonstance beaucoup plus tard (au mauvais emplacement puisque sont emplacement ne correspond pas du tout à celui décrit dans la Bible)23. Il est mort sur la croix: du temps de César, on attachait les condamnés sur un patibulum posé sur deux Crux (fourches), le condamné était debout sur le sol. Les premières croix chrétiennes datent du Ve siècle.

Jc
-bible-archeologie Les Israéliens sont convaincus, dans leur grande majorité, que les cérémonies du 3 000e anniversaire de la conquête de Jérusalem par David commémorent un événement historique indubitable. Ce qui est loin d'être le cas. Le seul récit de la conquête de la ville qui nous soit parvenu est celui de la Bible. Or, de l'avis de nombreux chercheurs modernes, la Bible n'est pas un document historique. On peut seulement se risquer à affirmer qu'un chef israélite nommé David fit de Jérusalem sa capitale aux environs du Xe siècle avant J.-C. Mais la date précise est impossible à déterminer, et par conséquent nous n'avons pas les moyens de savoir quand il convient de célébrer réellement l'anniversaire de la création de Jérusalem.

Récemment encore, l'existence du roi David n'était confirmée que par la Bible. On ne trouve aucune référence le concernant dans les documents égyptiens, syriens ou assyriens de l'époque et les nombreuses fouilles menées dans la Cité de David même n'ont pas apporté de preuves dans ce sens.
Il fallut attendre le 21 juillet 1993 pour qu'une équipe d'archéologues dirigés par le Pr Avraham Biran trouve à Tel Dan, en Galilée septentrionale, un morceau de basalte de 23 x 36 cm portant une inscription en araméen. Identifié par la suite comme vestige d'une colonne de victoire érigée par le roi de Syrie et plus tard détruite par un souverain israélite, l'inscription (IXe siècle av. J.-C.) date d'un siècle après la conquête supposée d'Israël par David et porte la mention Beit David ("Maison" ou "Dynastie" de David).

Mais on peut affirmer qu'à l'exception des cercles religieux orthodoxes, les savants modernes s'accordent à considérer que la compilation et la rédaction des documents appelés à constituer la Bible débutèrent au VII
e siècle av. J.-C
 les documents les plus anciens que nous possédions à l'heure actuelle, les manuscrits de la mer Morte, datent, pour les plus reculés, du IIe siècle av. J.-C.). Les enquêtes archéologiques menées au cours des deux décennies passées dans les collines de Menaché, d'Ephraïm, de Benjamin et de Judée, sur la rive occidentale du Jourdain, révèlent une réalité historique bien différente de celle des récits divergents de la Bible. 

Dirigées par une dizaine d'archéologues, pour la plupart membres de l'Institut d'archéologie de l'université de Tel-Aviv, ont fait l'objet d'une publication "From Nomadism to Monarchy." Il ressort de ces travaux que vers l'an 1200 av. J.-C., des semi-nomades des marges désertiques de l'Orient, auxquels se joignirent des habitants d'Anatolie, des îles de la mer Egée et des régions méridionales, vraisemblablement aussi d'Egypte, commencèrent à s'installer dans les collines de Canaan. Une bonne partie, la majorité peut-être, de ces colons était composée de réfugiés originaires des cités-Etats cananéennes détruites par les Egyptiens au cours d'une de leurs invasions périodiques.
La conclusion de ces travaux est quelque peu surprenante pour les lecteurs assidus de la Bible, qui décrit les Cananéens comme des idolâtres et des impies : la plupart des Israélites étaient en réalité d'anciens Cananéens.

-Tous ces récits reposent sur des légendes composites véhiculées par des Israélites de toute origine.
-S'étaient fixés sur les collines.
Il s'ensuit que les fondateurs d'Israël ne furent pas Abraham et Moïse, mais Saül et David. Ce fut vraisemblablement Saül qui rassembla les fermiers des collines sous son autorité et mit en place des unités de combattants capables de parer à la menace philistine. Ce fut David qui battit les Philistins et unifia les populations agricoles des collines aux habitants des plaines de Canaan, ce qui lui permit d'établir le royaume d'Israël et sa capitale, Jérusalem. Jésus Christ a existé Mais...