LES PREUVES DE LA FABLE DU CHRIST
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Synthèse des Preuves de l'inexistence de Jésus
Présentées au tribunal de Viterbo le 13 Septembre 2002

CHAPITRE I

LES APÔTRES DE JÉSUS

Les apôtres de Jésus, tous déclarés Galiléens par l'Église, sauf Judas Iscariote qu'elle fait venir de la Judée, sont :

Selon Marc: Simon Pierre, Jacques de Zébédée, Jean frère de Jacques, André, Philippe, Bartholomée, Mathieu, Thomas, Jacques d'Alfée, Thaddée, Simon le cananéen, Judas Iscariote (N.12).

Selon Mathieu: Simon Pierre, Jacques de Zebedeo, Jean frère de Jacques, André, Philippe, Bartholomée, Mathieu, Thomas, Jacques d'Alfée, Thaddée, Simon le cananéen, Judas Iscariote (N.12).

Selon Luc: Simon Pierre, Jacques, Jean, André, Philippe, Bartholomée, Mathieu, Thomas, Jacques d'Alfée, Judas de Jacques, Simon le zélote, Judas Iscariote (N.12).

Selon les Actes des Apôtres: Pierre et Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Bartholoméeet Mathieu, Jacques d'Alfée et Simon le zélote et Judas de Jacques. (N.11).

Les différences existant dans les listes des apôtres reportées ci-dessus nous amènent à faire deux observations, une de caractère religieux et l'autre de caractère historique.

1) L'observation de caractère religieux concerne l'incohérence évidente qu'il y a entre les mots de Jésus qui élit 12 apôtres car 12 sont les trônes destinés dans les cieux: "Et Jésus leur dit: << En vérité je vous dis: vous qui m'avez suivi dans la nouvelle création, quand le fils de l'homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi vous vous assiérez sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël" >> (Mt 19-28), et la réalité des faits qui voit se réduire le numéro des apôtres à onze. À chacun son propre commentaire.

2) La seconde, de caractère historique, se réfère à la différence des noms reportée par les évangiles de Marc et Mathieu qui nomment un Thaddée ignoré par l'évangile de Luc et par les Actes des Apôtres, lesquels mettent à sa place un Judas de Jacques qui est ignoré par les deux premiers.

Pourquoi cette différence si tous les trois rédacteurs devaient connaître parfaitement les apôtres du moment que, en considérant tout ce que soutient l'Église, Mathieu fut lui-même un apôtre, Marc un collaborateur de Paul de Tarse (AT. 12,25; 1,5; 2Tim. 4,11) et de Simon Pierre (2Pt 5/13; At. 12, 12-7), et Luc effectua, comme il l'affirme lui-même (Lc.1,2-3), la rédaction de l'évangile et des Actes avec une enquête soignée en prenant des renseignements directement des mêmes témoins des faits parmi lesquels la même Marie, mère de Jésus, que selon l'Église il aurait personnellement connu? (La Sainte Bible - UECI - pag. 1025).

La surprise qui nous vient de cette discordance de noms que nous relevons entre les évangiles de Marc et Mathieu et l'évangile de Luc et les Actes des Apôtres, devient vraiment extraordinaire quand nous remarquons que dans le quatrième évangile, celui de Jean, les différences des apôtres par rapport aux autres s'accentuent soit dans le nombre, qui n'est pas plus de 12 mais de 9, et soit dans les noms, puisque sont manquants non seulement Jacques d'Alfée, Judas frère de Jacques ou Thaddée, Bartholomée, Mathieu et Simon le zélote, mais en en trouvant même des nouveaux qui ne sont pas nommés par les autres, comme Nathanaël de Cana et un disciple anonyme qualifié de " le préféré "?.

Évangile de Jean: Simon dit Pierre, Jacques, Jean, André, Philippe, Thomas, Judas Iscariote, Nathanaël de Cana et le disciple préféré. (N.9). J'ai mis en cursif Jacques et Jean parce que ces deux, manquants dans la première édition de Jean, composée de XX livres, sont nommés seulement dans le dernier chapitre, c’est-à-dire le XXI, qui fut ajouté par la suite, on présume 70 à 80 ans après, lorsque les contrefacteurs crurent nécessaire d'y apporter des compléments qui réparassent les carences et les imperfections contenues dans la première rédaction - apparue dans les années 180-190 du deuxième siècle.

Que la première édition de l’évangile de Jean soit sortie à la fin du II siècle, même l’Église le reconnaît: " Le plus ancien manuscrit qui se réfère à cet évangile est de l’an 150, au maximum de l’an 200". (La Sainte Bible - UECI - pag. 1058).

Étant donné que les quatre évangiles furent écrits, en considérant tout ce qu'affirme l'Église, par des apôtres présents lors des faits reportés, tels que les apôtres Mathieu et Jean, ainsi que par des rédacteurs qui furent en contact pendant longtemps avec les mêmes témoins oculaires, comme Marc et Luc qui avaient été disciples de Simon Pierre, la propre Marie mère de Jésus, comme dans le cas de Luc, cette discordance de noms nous apporte la même surprise que si des joueurs de football, après avoir fait ensemble plusieurs championnats dans la même équipe, nous donnaient des noms discordants sur le numéro et sur les noms de leurs camarades. Le moins que l’on puisse penser est que derrière cela se cache quelque chose d'ambigu et de malhonnête qui contraint, quiconque aime la vérité, à faire une enquête personnelle... Étant donné que les explications données par les prêtres (les spécialistes des évangiles) seront décevantes : confuses, sottes, voire insultantes pour l'intelligence humaine.

La première chose qui nous a poussés à approfondir les recherches fut de découvrir, au travers des documentations extra-testamentaires, que durant la période des événements reportés par les évangiles, existait en Palestine - et plus précisément en Galilée - une équipe de révolutionnaires composée par les fils d'un certain Judas le Galiléen qui montre de fortes analogies avec celle, évangélique, composée de Jésus et de ses apôtres.

Mais avant de passer à une confrontation directe des composants des deux équipes il est opportun d'expliquer, même si très brièvement, qui fut ce Judas le Galiléen.

Judas le Galiléen, fils du Rabbi Ezéchias (tué en - 44 lors d’une collision armée contre les troupes de Hérode le Grand), était le prétendant au trône de Jérusalem en tant que descendant direct de la lignée des Asmonéens fondée par Simon, lui-même fils de ce Mattathias le Maccabée qui, au II siècle av. C.E., s'était mis à la tête d'un Mouvement Révolutionnaire Juif pour la libération de la Palestine envahie par des Hellénistes. Prenant la place de son Père, en tant qu’Asmonéen direct descendant de David, et après avoir soutenu plusieurs batailles contre les Romains et contre Hérode le Grand, Judas mourut durant la guerre du Recensement (+ 6) en laissant sept fils qui, comme leur père, continuèrent la lutte "dynastique" de revendication du trône de Jérusalem.

Les fils de Judas furent : Jean l’aîné, Simon, Jacques le majeur, Judas (pas l'Iscariote), Jacques le mineur, Menahem et Eléazar. Ces deux derniers, même s'ils ne firent pas partie de l'équipe révolutionnaire, continuèrent de toutes façons, après la mort des frères, à revendiquer le trône de Jérusalem en combattant contre les Romains dans les guerres qui suivirent, comme celle de 66-70 (Guerre Juive) dans laquelle périt Menahem et celle de 74 (Massada) dans laquelle mourut Eléazar.

La première analogie que nous relevons entre l'équipe des révolutionnaires et celle des apôtres est que les composants des deux sont frères entre eux et qu'ils ont les mêmes noms. Est-ce un pur hasard ou sont-ce vraiment les mêmes personnes? C’est ce que nous essaierons de découvrir par le moyen d’une enquête historique que nous ferons précéder d’une explication qui, bien que rapide, nous aidera à mieux comprendre le déroulement de notre analyse.

"Les 4 évangiles canoniques et la plus grande partie des 14 livres des Actes des Apôtres, pour être exact 10, qui virent la lumière - dans leurs premières éditions - dans la deuxième moitié du deuxième siècle (155-160), se trouvent à mi-chemin entre une précédente documentation qui sortit sous forme d'écrits (Évangiles, Dits, Lettres et Actes), rédigés pour la plus grande partie en grec, que l'Église déclara apocryphes, c'est-à-dire faux, et les dernières éditions des mêmes qui apparurent, après d’innombrables corrections et contrefaçons, aux V et VI siècles. Que les évangiles apparus au V et VI siècle dans leurs éditions définitives, qui sont " grosso modo " les actuels, soient différents des évangiles du II siècle est montré par des docteurs de l'Église, comme Eusèbe de Césarée, mort en 340, auteur de la très célèbre "Histoire Ecclésiastique", et Irénée - évêque de Lyon - qui vécut à cheval entre le II et le III siècle. Ceux-ci reportent dans leurs nombreux ouvrages des affirmations contrastant avec celles soutenues par les évangiles définitifs, c'est-à-dire ceux sortis 150 à 200 ans après leur mort, comme la virginité de la Sainte Vierge qui, niée par eux, est soutenue en revanche, même si de façon pas encore dogmatique, dans les éditions du V et VI siècle. Sans parler de Tertullien, apologiste chrétien du II siècle, qui nie la naissance terrestre de Jésus, comme cela était soutenu dans toutes les premières éditions des quatre évangiles canoniques. Cette naissance ne se trouve confirmée qu'au V et au VI siècle dans les évangiles de Mathieu et Luc. Si les deux autres évangiles, celui de Marc et de Jean, ne la reportent pas c’est tout simplement parce qu’ils furent laissés tels qu'ils avaient été rédigés ; soit selon les principes théologiques qui lors de la seconde moitié du II siècle soutenaient un Jésus apparu non pas en tant qu'homme mais sous forme de révélation. (St-Paul – Gnose) - (Lire La Fable de Christ).

En revenant sur le thème concernant les analogies entre les deux équipes, et après avoir vu que les noms des fils de Judas le Galiléen, exception faite pour Menahem et Eléazar, sont les mêmes de ceux des apôtres, ce que découvrons encore c’est que les composants de l'équipe des Apôtres étaient aussi frères entre eux.

Pour nous enlever tout doute sur la fraternité des apôtres, en plus des documents apocryphes, les mêmes évangiles canoniques suffisent:

"Sa mère et ses frères arrivèrent, et en restant dehors, ils l'envoyèrent appeler. Tout autour était assise la foule et ils dirent à Jésus: << Voilà ta mère, tes frères et tes sœurs qui sont dehors et te cherchent >> "., Mc.3; 31-32.

<< Ce n'est pas lui le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Jean, de Judas et de Simon? Et ses sœurs ne vivent-elles pas ici avec nous? >> (Mc 4 -3, MT XII-35).

<< Tous ceux-ci étaient assidus et d'accord dans la prière, avec quelques femmes et avec Marie la mère de Jésus, et avec les frères de lui >> (At. 1; 14).

<< Puis Jésus parut à Jacques, un des frères du Sauveur >> (Eusèbe de Césarée - Hst. eccl. I - 12, 5).

<< Jacques, frère du Seigneur, succéda à l'administration de l'Église avec les autres apôtres >> (Eus de Cés. Hist. Eccl. II, 23, 4).

<< De la famille du Seigneur restaient encore les petits-enfants de Judas, dit son frère selon la chaire, qui furent dénoncés car appartenant à la lignée de David >> (Eus.de Cés. III, 20, 1).

Devant ces affirmations données par les évangélistes Marc et Mathieu et par les Actes des Apôtres, confirmées par les documents apocryphes et par Eusèbe de Césarée, que répond l'Église pour soutenir la virginité de la mère du Christ? Eh bien, elle résout tout en déclarant qu’ils n'étaient en réalité pas les frères de Jésus mais ses cousins, car fils d'une autre Marie, sœur de la mère de Jésus, qui s'était unie à Joseph dans un mariage précédent !

Cette thèse pourrait à première vue être acceptée aussi par l'ambivalence du mot frère qui, en Hébreu, et selon les cas, signifie aussi cousin. Il faut cependant l’exclure catégoriquement pour deux motifs : le premier parce que dans les évangiles écrits en grec il y a le mot "adelfos", c'est-à-dire "frère" et qui n'a rien à voir avec le sens de cousin, et le second parce que le personnage de cette hypothétique sœur de la mère de Jésus, comme cela sera démontré dans le chapitre concernant les trois Marie, n'a jamais existé.

Ainsi confirmée la fraternité entre Jésus et Jacques dit le majeur, Jacques dit le mineur, Simon et Judas, passons maintenant à l'examen des documents qui précédèrent les évangiles canoniques et les Actes des Apôtres, c'est-à-dire les documents repoussés par l'Église car déclarés apocryphes, pour savoir qui sont en réalité ces frères-disciples du Christ et préparons-nous à des résultats qui seront, c'est peu dire, bouleversants.

Mais avant de passer aux disciples, faisons un rapport consciencieux entre les deux équipes et essayons de connaître ces fils de Judas le Galiléen en les décrivant un par un, de la même manière qu'ils nous sont présentés par les historiens de l'époque.

Judas laissa sept fils mâles. En ce qui concerne les filles on ne sait pas si elles étaient deux ou trois par manque de documents le confirmant.

Les fils de Judas furent: Jean l’aîné, Simon, Jacques le majeur, Judas, pas l'Iscariote, Jacques le mineur, Menahem et Eléazar.

Laissons Jean pour la fin de notre enquête car nous lui réservons une analyse particulièrement détaillée : il est le pilier de nos études christologiques. Examinons d'abord les autres en commençant par Simon et Jacques le majeur.

Simon et Jacques le majeur: De Joseph Flavius: << Au-delà de ça, Jacques et Simon, fils de Judas de Galilée, furent jugés par ordre venant d'Alexandre (Tiberis) et furent crucifiés; celui-la était le Judas qui, comme j'ai expliqué avant, avait poussé le peuple à la révolte contre les Romains, pendant que Quirino faisait le recensement en Judée >> (Ant. Jud. XX-102).

Judas: il meurt dans une collision armée en l’an + 45 sous le procureur Cuspide Fado pour avoir organisé une émeute:"Pendant que Fado était procureur de la Judée, un imposteur du nom de Thaddée (Theudas), persuada une grande partie de la foule de prendre avec eux leurs propres avoirs et à le suivre jusqu'au fleuve Jourdain: il disait en effet être un prophète et qu'à son signe, le fleuve se serait ouvert, leur offrant un passage facile. Nombreux il en trompa de cette manière. Mais Fado ne permit pas qu'ils tirassent profit de pareille folie et il envoya un escadron de cavaliers qui tomba soudainement sur eux : nombreux furent tués et nombreux furent faits prisonniers. Et parmi ceux-ci Judas Thaddée, il fut décapité et sa tête fut portée à Jérusalem. (Ant Jud. XX, 97-99, et, Hist Ecclés.. II-12).

Que Judas dit Thaddée fut le fils de Judas le Galiléen se trouve confirmé aussi dans les Actes des Apôtres, même si de manière anachronique, à travers le discours de Gamaliele (At 5-34), et dans l’évangile de Luc (6-16) qui le confirme frère de Jacques, fils de Judas le Galiléen, que les Actes des Apôtres reconnaissent avoir été tué en l’an 44 sous Hérode Antipas pour activité subversive (At.12-1).

Jacques le Mineur : Il fut lapidé sous le procureur Albinos (62-64) pour avoir exalté publiquement le Fils de David:<< Avec le caractère qu’il avait, Anano pensa avoir une occasion favorable pour tuer Festo pendant qu'Albinos était encore en voyage: il convoqua ainsi les juges du Sanhédrin et il leur suggéra un homme nommé Jacques, frère de Jésus, qui était surnommé le Christ, ainsi que certains autres, sous l'accusation d'avoir transgressé la Loi, et il les remit pour qu'ils fussent lapidés >>. (Ant. Jud. XX. 200). *

* Voltaire écrivait déjà ainsi à propos de ces expressions de Flavius Joseph concernant Jésus, dit le Christ, qui se trouvent sur Antiquités Judaïques: << Si Flavius Joseph avait cru qu'un Christ s’était réalisé, c’est-à-dire un Messie, il aurait été chrétien >> (dictionnaire philosophique V), alors que nous savons que Joseph Flavius resta toujours et de toutes façons un juif orthodoxe.

L'authenticité de ces passages concernant Jésus dit le Christ, resta en discussion jusqu'à ce que des historiens comme Niese, Norden, Zeitling, Lewy et Schurer montrassent irréfutablement que c'était en réalité des faux, effectués au IV siècle, soit par Ambroise de Milan, qui réécrivit les Antiquités Judaïques sous le nom d' Egesippo, soit par Eusèbe de Césarée - appelé "Le faussaire" par les exégètes par antonomase.

Comme résumé explicatif de cette contrefaçon je reporte un passage de l’historien Guy Fau : <<Les passages concernant Jésus, dit le Christ, apparaissent pour la première fois au IV siècle par œuvre d'Eusèbe de Césarée (Le Faussaire) et ne se trouvaient pas encore dans Antiquités Judaïques du temps d'Origène (185-254) puisque c’est lui-même qui assure, dans son " Contra Celsum " (I-47), que Joseph Flavius n’a jamais parlé d’un Jésus appelé le Christ. La falsification est donc tellement manifeste que l'Église elle-même ne défend plusl'authenticité de ce passage de Flavius Joseph >> (Guy Fau - La Fable de Jésus-Christ. III – Voir aussi " Le silence des auteurs Juifs "). (Cet argument sera de nouveau repris dans le dernier chapitre : " RÉPONSES AUX OBJECTIONS ".)

Menahem : De Joseph Flavius: << Ce fut alors qu'un certain Menahem, fils de Judas dit le Galiléen, un docteur très dangereux qui, déjà au temps de Quirino, avait réprimandé les habitants de la Judée pour avoir reconnu la domination des Romains alors qu’ ils avaient déjà un Dieu comme Seigneur... ". (Guerre Jud. II-17).

Eléazar : De " La Guerre Judaïque " : <<... Eléazar, fils de Giairo, uni à Menahem par des liens de parenté, qui par la suite fut chef de la résistance au Massada…". (Guerre Jud. II-17),

Si je soutiens qu'Eléazar est fils de Judas et non pas de Giairo, comme cela est écrit dans ce passage de Joseph Flavius où il résulte, de toutes façons, être lié au Menahem par des liens de parenté, c’est parce que l'événement - de la façon dont il est reporté par Joseph Flavius - montre clairement que nous sommes, encore une fois, face à une autre manipulation des faussaires.

<< Ce fut alors qu'un certain Menahem, fils de Judas dit le Galiléen, après avoir attaqué Massada, être revenu à Jérusalem, et avoir assumé le commandement de la rébellion, commença à diriger le siège. Mais les partisans d'Eléazar se levèrent contre lui , en se répétant l'un à l'autre que ce n'était pas utile d'avoir un patron qui, même s’il n'avait rien fait de mal, était inférieur à eux. Ils se mirent ainsi d'accord et ils l'attaquèrent dans le temple; il y était en effet allé pour prier en grande pompe, orné du vêtement royal et accompagné de ses disciples les plus fanatiques comme gardes du corps. Alors que les hommes d'Eléazar s'étaient jetés sur lui, le reste du peuple, furieux, saisit des pierres et commença à frapper le docteur, croyant que, en l’éliminant, la révolte cesseait . Les hommes de Menahem opposèrent un peu de résistance, mais quand ils virent que toute la foule était contre eux, ils s'enfuirent. S'ensuivit alors le massacre de ceux qui avaient été pris et la chasse de qui se cachaient. Quelques-uns trouvèrent un refuge en se cachant a Massada, et parmi ceux-ci Eléazar fils de Giairo, lié à Menahem par des liens de parenté. Il devint par la suite le chef de la résistance de Massada. Menahem réussit quant à lui à s'échapper et se cacher lâchement dans le quartier dit Ofel, mais il fut repéré et attrapé. Après maints supplices, il fut tué ainsi que ses lieutenants et Aba salon - le principal ministre de sa tyrannie >>.

Cette description des faits est reportée avec une telle confusion qu'elle nous porte à penser qu’elle fut le fait de tricheurs qui n'avaient, comme seul but, que celui d'en cacher une clarté qui leur aurait été ennemie, et non celle d'un écrivain cultivé et précis comme Joseph Flavius (élu " Historien officiel de l'Empire" par Rome pour son sérieux et sa rigueur). Aucun doute, nous sommes devant une falsification de ses textes. Devant une revendication héréditaire organisée par Eléazar contre le frère Menahem qui s’était installé sur le trône de Jérusalem avec une grande cour formée de prêtres, de lieutenants et de ministres. Une querelle entre frères identiques aux autres, nombreuses, qui se succèdèrent dans l'histoire des descendants de David, comme celle d' Aristobule II et Hyrcan II,au temps de l'occupation de la Palestine par Pompée. (Lire la Fable du Christ). En considérant que, selon les principes religieux et politiques juifs, les prétendants au trône de Jérusalem ne pouvaient être que les descendants directs de la lignée de David, et que seule était reconnue comme telle la lignée de Judas le Galiléen, on ne peut qu'en déduire qu’ils étaient frères. Vu que toute la revendication Juive de la Palestine était basée sur l'attente d'un Messie qui, selon les prophéties, devait venir de la lignée de David, aucun autre n’aurait pu prétendre au trône de Jérusalem excepté cette lignée qui fut reconnue par les habitants de la Judée dans la caste des Asmonéens fondée par Simon fils de Mattathias le macchabée ascendant d'Ezéchias, père de Judas le Galiléen. Les mêmes évangiles, en soutenant que Jésus était le descendant de David, confirment l'exigence de cette prémisse indispensable pour être déclaré le Messie, c'est-à-dire le roi des Juifs.

Nous avons donc établi que Simon, Jacques le majeur, Judas Thaddée et Jacques, en tant que fils de Judas le Galiléen, étaient tous engagés dans la lutte contre les Romains pour la revendication des droits au trône de Jérusalem ; essayons maintenant de découvrir, à travers les témoignages des historiens de l'époque et des documents écrits en grec qui précédèrent les évangiles canoniques, si les fils de Judas étaient, oui ou non, les mêmes disciples de Jésus.

Les apôtres de Jésus

La première chose que nous apprenons sur les apôtres de Jésus, d’après le "Novum Testamentum Graece et Latine" et l'évangile de Marc, c’est qu'ils s'appelaient les Boanerghes, c'est-à-dire les " Fils du Tonnerre ".

<< Simon Pierre, comme tous les autres apôtres, était défini Fils du Tonnerre >> (Nouv. Test Gr. et Lat.).
<< Jacques et Jean, auxquels Jésus donna le nom de Boanerghes, c'est-à-dire fils du tonnerre >>. (Mc.3,17).

Les apôtres de Jésus ainsi dénommés, ce surnom de Boanerghes dont la signification est " Fils du tonnerre " nous prédispose à les imaginer plus comme des révolutionnaires que comme des apôtres prêcheurs de fraternité et de pardon. Passons-les maintenant en revue un par un à travers tout ce qui résulte des documents qui furent écrits avant les évangiles canoniques, et déclarés faux (apocryphes) car contrastant avec les quatre évangiles Canoniques et les Actes des Apôtres que l’Église imposa au monde comme les seuls disant la vérité.

1. Simon, le premier apôtre

Simon l’apôtre résulte avoir trois surnoms: Bariona, Cananites et Kefas. (Nouv.Test. Graece et Latine).

Le sens de ces surnoms est le suivant: Bariona (βαριωνα ) est la traduction en grec du mot Barjona, qui en araméen, (langue parlée en Palestine pendant l'occupation romaine), signifiait "Maquisard " c'est-à-dire fugitif ou recherché,Cananites, est la traduction en grec de l'hébraïque "qanana", qui correspond à zélote, c'est-à-dire extrémiste révolutionnaire, et Kefas qui lui fut donné pour sa taille misculeuse et massive qui le faisait ressembler à un rocher.

2. Jacques le majeur

Sur la nature zélote de cet apôtre il ne peut y avoir de doutes, sachant que:

1) Il était le frère de Simon Barjona appelé Zélote ou Cananite.

2) Sous Tibère Alexandre, il fut arrêté en 46 avec le frère Simon, puis supplicié comme instigateur du peuple. (At. 12. – Ant.Jud. XX, 200).

3) Sa participation avec la bande des Boanerghes est confirmée par les évangiles canoniques: <<... puis Jacques de Zébédée et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanerghes, c'est-à-dire fils du tonnerre >>, Mc 3-17.

4) Il est associé, dans les accusations qui lui sont faites par le sanhédrin en la personne de Gamaliel, au révolutionnaire Theudas, son frère, (Judas Thaddée), qui fut décapité par Cuspius Fadus en 44 en tant que promoteur d'une révolte, et à son père Judas le Galiléen, même si de manière anachronique, chef de la Guerre du Recensement. (At 5-34).

3. Jean

Que Jean soit lui aussi un Boanerghes, au-delà des preuves qui nous viennent de la fraternité avec les autres composants de cette bande, nous est aussi confirmé par Marc qui le qualifie comme tel. (Mc 3-17).

4. Judas (pas l'Iscariote)

En apprenant du Novum Testamentum que Judas l'apôtre, en plus de l’appellatif de zélote, avait aussi ceux de Thomas, qui signifie "jumeau", et celui de Theudas, qui signifie "courageux", que pouvons-nous déduire d'autre sinon qu'il est le même Judas Theudas, fils de Judas le Galiléen, qui décapitaté sous Cuspius Fadus pour s’être mis à la tête d'une révolte? (Ant Jud. XX -97, 99).

Si ce surnom de Theudasil l'eut comme reconnaissance à sa hardiesse, et le second, celui de Thomas, qui signifie "jumeau", il l'eut pour la forte ressemblance qu'il avait avec le frère Jacques.

Que Thomas et Theudas fussent les surnoms de Judas, frère de Jésus (à ne pas confondre avec Judas Iscariote), en plus du Nouv. Test., cela nous est aussi confirmé par les Actes de Thomas et d'Eusèbe de Césarée. (Hist Eccl. I - 11,13).

5. Jacques le mineur

Si pour Jacques le mineur, comme disciple de Jésus, il n’y a pas de documents qui l'appellent directement "zélote", il ne peut être que tel en sachant qu'il appartient à la bande des Boanerghes et qu'il fut lapidé en l’an 64 sous le procureur Albinos, exécuté par des Sadducéens, ennemis implacables du mouvement révolutionnaire judaïque, pour avoir exalté publiquement le fils de "David". Ce fils de David qui, en tant que Messie héritier du trône de Jérusalem, aurait bientôt libéré la Palestine de l'invasion romaine. ( Hist Eccl. II-23).

6. Simon le zélote

Sur la nature zélote de cet apôtre il ne peut y avoir aucun doute du moment que l'Église aussi le reconnaît à travers l'affirmation que les évangiles canoniques ainsi que les Actes des Apôtres en donnent: "Parmi les disciples il y en avait un appelé Simon, surnommé zélote". (Lc 6/15.)

"Parmi les disciples il y en avait un qui s'appelait Simon le Zélote". (At.I-13).

7. Judas Iscariote

L’appellatif d'Iscariote (de l'hébraïque Ekariot, qui signifie sicaire) était donné aux zélotes les plus extrémistes, ceux qui effectuaient des actions terrorisme aussi de manière indépendante. De ceux-ci Joseph Flavius écrit : << A Jérusalem une nouvelle forme de banditisme naquit, celle des sicaires (Ekariots), qui commettaient des meurtres en plein jour au milieu de la ville. Ils agissaient spécialement à l'occasion des fêtes en se mélangeant à la foule, cachant sous leurs vêtements de petits poignards avec lesquels ils frappaient leurs adversaires. Puis, quand ceux-ci tombaient, les assassins s'unissaient à ceux qui exprimaient leur horreur et simulaient si bien qu’ils étaient crus et par conséquent pas reconnaissables>> (Guerre Judaïque II – 12).

De cette analyse des disciples de Jésus il résulte qu'ils étaient les mêmes qui composaient l'équipe de combattants Yahvistes fils de Judas le Galiléen (mêmes noms, mêmes appellatifs de Galiléens, de Boanerghes et de zélotes, et tous morts dans les mêmes périodes), avant de passer à l'explication de comment les faussaires agirent sur eux singulièrement, pour les transformer de combattants révolutionnaires en "prédicateurs de paix", faisons une comparaison entre le comportement des bandes révolutionnaires extrémistes de l'époque et l'équipe formée par les apôtres évangéliques, afin de démontrer la conclusion à laquelle nous sommes arrivés. Tel rapprochement sera aussi particulièrement utile pour comprendre plusieurs passages évangéliques dont le sens nous avait toujours échappé, caché et faussé par les réponses balbutiantes et confuses des prêtres, lorsque nous en demandions l'explication.

Bande des révolutionnaires d’après les historiens de l'époque

<< S’ils ne recevaient pas tout ce qu'ils demandaient, ils incendiaient les maisons de ceux qui s'y refusaient et puis ils tuaient les chefs avec leurs familles >> Philon Alexandrin.

<< Organisés par équipes, ils pillaient les maisons des seigneurs qu’ils tuaient ensuite, et ils mettaient le feu aux villages ; la Judée souffrit énormément de leurs atrocités >>. (Guerre Judaïque II-12).

Dans un passage concernant Judas le Galiléen (père des Boanerghes), Joseph Flavius parle ainsi des esséniens-zélotes: <<Les formes les plus violentes de mort, les supplices de leurs parents et amis les laissaient indifférents... >>., (Ant Jud. II-4).

Du Livre (rouleau) de la Guerre des esséniens-zélotes: << Lors du jour pendant lequel les Kittim ( romains) tombèrent, il y aura un combat et un grand massacre en la présence du Dieu d'Israël; puisque celui-ci est le jour déterminé par Lui pour la guerre d’extermination des fils des ténèbres, durant lequel ils seront engagés dans un grand massacre de feu sur la terre>>.

Équipe des apôtres (Boanerghes) selon les évangiles

Au dernier dîner, à la suite de l'exhortation de se munir d'épées, les Boanerghes rassurent leur chef (Jésus) d'en être abondamment pourvus: << .. L'heure est venue, que celui qui n'a point d'épée vende son vêtement et s'en achète une >> et ils dirent: <<Seigneur, voilà deux épées >> (Lc 22-36,38).

Ils se rendent au Jardin des Oliviers armés d'épées: << Alors ceux qui étaient avec Jésus, en voyant ceux qui arrivaient, demandèrent à Jésus, est-ce que nous devons frapper avec les épées? >>, Lc 22-49.

Ils font usage de l'épée contre les soldats romains et les gardes du Temple qui étaient allés les arrêter: << et voilà qu'un de ceux qui étaient avec Jésus, étendit la main et tira son épée ; il frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui détacha une oreille >>, MT 26-51; Mc. 14-17; Gv. 18-10.

Le chef des Boanerghes (Jésus) déclare plus d’une fois de la façon la plus explicite son programme de guerre essénien-zélote << Je suis venu porter le feu sur la terre; et comme je voudrais qu'il fût déjà allumé! (...) Vous pensez que je suis venu apporter la paix sur la terre? Non, je vous dis, mais la division.. Dorénavant, dans une maison de cinq personnes ils se diviseront trois contre deux et deux contre trois: Père contre fils, fils contre père, mère contre fille et fille contre mère, belle-fille contre belle-mère et belle-mère contre belle-fille >>. (Lc.12-49).

<< Les ennemis qui ne voulaient pas que je regnasse sur eux, menez-les ici et tuez-les devant moi>>(Lc 19-11 ; Parabole des mines dans laquelle Jésus se met à la place d’un homme de noble lignée, comme il l’était lui-même en tant que descendant de David, qui punit ceux qui ne lui ont pas donné ce qui lui appartient.

<< Seigneur, est-ce que tu veux que nous fassions descendre un feu du ciel qui les brûle tous? >> (Lc.9-54) demandèrent les apôtres Boanerghes à leur chef Jésus en se référant à un village de Samaritains qui s'étaient refusés de les recevoir.

Il suffit de remplacer les épées qui étaient l'arme de ces temps-là par les Kalachnikov d'aujourd'hui pour nous ôter toute éventuelle perplexité que nous pouvons avoir encore sur la nature révolutionnaire de ceux que l’Église déclare divulgateurs de la bonne nouvelle, c'est-à-dire de ces Saints disciples sur lesquels a été basée la morale chrétienne. 

Transformations des bandits en Saints Apôtres

1. Simon
(
I) Simon Kefas, barjona, cananite en Simon Pierre, fils de Jonas, né à Cana.

L’appellatif barjona, qui en araméen, comme nous l'avons vu, signifie " partisan contumace ", fut reporté dans les toutes premières versions grecques, comme le Novum Testamentum Graece et Latine, avec son vrai sens, soit avec le mot bariona (βαριωνα). Il fut divisé par les contrefacteurs - dans leurs écrits en grec - en deux mots, c'est-à-dire enbar et iona (βαρ ιωνα) afin que le mot bar, qui en araméen signifie "fils", séparé de iona écrit avec la lettre majuscule, puisse transformer l’expression en " bar Iona ", c’est-à-dire en  " fils de Iona " ".

Que cette transformation soit frauduleuse le montre le fait que le mot bar dans la signification de fils, nous la trouvons dans les textes contrefaits seulement dans les expressions qui se réfèrent à Simon ( Σιμον βαρ Iωνα ), alors que dans tous les autres cas le mot fils est correctement écrit avec le juste mot grec "uios", comme " Joseph fils de David ” ( Iωσηφ υιος Δαυιδ ), “ Zacharie fils de Baracchia ” ( Zαχαριου υιος Bαραχιου ) (Evang. Grec. MT 1-20; 23-35; Evang.Grec. Lc.19-9).

Enfin, pour mieux nous expliquer, nous dirons que dans les textes grecs contrefaits, parmi tous les mots écrits en grec, apparaît ridiculement ce mot bar écrit en araméen qui dans les traductions latines magiquement laisse la place à "filius " pour transformer Simon de partisan révolutionnaire en pacifique disciple de Jésus : << Toi, Simon (barjiona = bar iona = bar Iona = filius Jonae) fils de Jona, tu, t’appeleras Pierre et sur cette pierre j'édifierai mon Église>>.

Cette même phrase contient une autre contrefaçon : celle que les faussaires opérèrent en transférant dans la pierre,sur laquelle l'Église symboliquement a été édifiée, la signification "roche" qui se référait à Simon pour sa taille massive et pour le caractère violent qui lui est attribué, comme nous le verrons, autant par les documents apocryphes que par les mêmes évangiles canoniques.

Et ainsi, comme ils eurent recours à l'expédient géographique pour faire disparaître le sens de révolutionnaire qui était dans l’appellatif "Galiléen", en déclarant les disciples de Jésus natifs de la Galilée alors qu’ils l’étaient de la Golanite, de même firent-ils pour l’appellatif "cananites" (qanana = zélote), qu'ils firent dépendre de la ville de Cana. Toutes ces attributions résulteront fausses lorsque nous montrerons que l'origine des frères qui composaient la bande des Boanerges n'avait rien à voir ni avec la Galilée, ni - encore moins - avec la ville de Cana, car natifs de la région du Golan qui se trouvait dans la partie opposée de la Galilée, c'est-à-dire à Est du lac de Tibériade.

Mais bien qu'ils aient contrefait les documents pour rendre Simon Pierre comme un parfait prédicateur de "la bonne nouvelle", sa véritable nature de révolutionnaire nous apparaît de toute façons par les faits reportés sur lui dans les documents apocryphes ainsi que dans les évangiles canoniques, et toute sa violence de combattant Yaviste.

1. Il se dispute avec toutes les Eklesies du Moyen-Orient et avec le même St. Paul de Tarse parce qu’ils s’opposaient à sa politique raciste qui était contraire à l’admission des païens dans les communautés esséniennes-zélotes que l’Eglise veut faire passer pour chrétiennes. (La Fable du Christ).

2. Il tue par l'épée deux conjoints, Anania et Zaffira, parce qu'ils n'avaient pas versé à la communauté le profit entier de la vente de leur terrain. (At 5).

3. Il coupe d'un coup d'épée l'oreille d'un garde du Temple dans le Jardin des Oliviers. (Gv 18,10).

4. De l'évangile de Maria de Magdala (apocryphe): << Un apôtre du nom de Lévi, en prenant la défenses de Marie contre laquelle Simon Pierre avait invectivé par des expressions colériques et violentes, s'adresse à lui en lui disant: << Tu es toujours impétueux, Pierre ! Maintenant je vois que tu te jettes contre la femme comme le font nos adversaires >>. 

2. Jacques dit le majeur 
- de révolutionnaire à martyr de l'Église -

Déclaré Boanerghes dans les documents apocryphes et confirmé comme tel avec son frère Jean, autant dans les Actes des Apôtres que dans les évangiles canoniques : << Jacques et son frère Jean auxquels Jésus donna le nom de Boanerghes, c'est-à-dire fils du tonnerre >> (Mc 3-16), il est racheté par l'Église de sa nature zélote en disant que, si Jésus l’avait appelé Boanerghes, c'est-à-dire fils du tonnerre, ce fut à cause de sa forte puissance vocale !! (Demandez-le aux prêtres si c’est vrai ou pas !)

La mort de Jacques le majeur, arrêté avec son frère Simon par les Romains pour le crime d'instigation à la révolte, sous le procureur Tibère Alexandre, est confirmée par les Actes des Apôtres, à la différence près qu'au lieu de la reporter en 46, comme cela est affirmé par Josph Flavius, ils la datent de l’an 44, alors que c'était encore Hérode Agrippas le tétrarque de la Galilée et Golanite : << En ce temps-là (an 44) le roi Hérode commença a persécuter certains membres de l'Église et fit tuer Jacques frère de Jean par l'épée. Voyant que cette répression était appréciée par les habitants de la Judée, il décida aussi d'arrêter Pierre. Ceux-là étaient les jours des azymes(Pâques). Après l’avoir fait capturer, il le jeta en prison, et le plaça sous la garde de quatre équipes de quatre soldats chacun, avec l'intention de le faire paraître devant le peuple après les fêtes de Pâques >> (At: 12 - 1,2).

Les deux motifs pour lesquels les contrefacteurs anticipèrent de deux ans l'arrêt des deux frères Jacques et Simon furent : en premier, s’ils les avaient fait arrêter par les Romains, comme cela fut reporté par Joseph Flavius, ils n'auraient pu soutenir que Jacques était mort pour motifs religieux du moment que ceux-ci, en laissant la plus grande liberté de culte, s’ils émettaient des condamnations à mort c’était seulement pour des crimes pénaux très graves parmi lesquels l'instigation à la révolte était considéré comme un des pires ; alors qu’en le faisant arrêter par Hérode Agrippas qui était un Juif, ils auraient pu le faire condamner selon la loi hébraïque qui, à différence de la loi romaine, considérait la contestation religieuse comme un crime punissable de mort.

Explication pour les croyants lents à comprendre: Si Jacques est condamné à la peine capitale par les Romains pour instigation, comme Joseph Flavius le dit, il ne peut être qu'un zélote révolutionnaire, si Jacques est condamné à mort par un tétrarque juif alors il peut devenir un martyr religieux du moment qu’on peut faire passer son crime pour une contestation religieuse.

L'autre motif est le suivant : en ne faisant pas arrêter Simon avec Jacques, comme cela est affirmé par Joseph Flavius, mais seulement quelque temps après, mais toujours par Hérode Agrippas, les faussaires auraient pu non seulement exploiter pour lui la même loi hébraïque qui considérait crime punissable de mort la contestation religieuse, mais aussi une autre loi hébraïque qui empêchait de célébrer les procès pendant la période des azymes, c'est-à-dire pendant les jours de Pâques. C’est ainsi qu’en prenant comme prétexte cette loi, ils font arrêter Pierre sous les fêtes de Pâques, de manière à ce qu’au lieu d'être jugé et tué tout de suite après l'arrêt comme cela était arrivé pour Jacques, il fut mis en attente de la fin des azymes de façon à ce que puisse se réaliser sa libération grâce à l'intervention d'un ange envoyé par le Seigneur, après sa sollicitation par des prières.

<<Pierre était tenu en prison pendant qu'une prière montait incessante à Dieu de l'Église pour lui. Et lors de cette nuit-là, quand Hérode allait le faire comparaître devant le peuple, Pierre gardé par deux soldats et lié avec deux chaînes était en train de dormir, alors que devant la porte les sentinelles gardaient la prison.. Et voilà que se présenta un ange du Seigneur et une lumière le foudroya dans la cellule. Il toucha la hanche de Pierre, il le réveilla et il dit: << Lève-toi et dépêche-toi >>. Et les chaînes lui tombèrent des mains. Et l'ange à lui: << Mets-toi la ceinture et lie tes sandales >>, et il fit ainsi. L'ange dit:<<Enveloppe-toi de ton manteau, et suis-moi! >>. Pierre sortit et se mit à le suivre, mais il ne s'était pas encore aperçu que c’était la réalité tout ce qui était en train de se passer grâce à l’ oeuvre de l'ange: il croyait en effet avoir rêvé >>. (At.12 – 3).

Tandis que nous rions en constatant que tout l'échafaudage du Christianisme est basé sur une petite fable, un interrogatif se lève spontané : Pourquoi toute cette intransigeance sur le respect de la loi hébraïque qui empêchait les procès pendant les fêtes de Pâques fut-elle appliquée dans la fable de Simon Pierre mais ne le fut pas dans l'autre fable able concernant le procès de Jésus ? Jésus qui fut au contraire jugé pendant les jours de Pâques par un tribunal hébraïque en plus du romain ?

Nous le saurons dans les prochains chapitres !

3. Jean

Etant le personnage de base de nos études, laissons-le pour le moment de côté en nous contentant de confirmer que, en tant que frère de Jacques le majeur, le cananite, de Simon barjona, de Judas Thaddée et de Jacques le mineur, de surcroît membre de la bande des Boanerghes qui était allée au Jardin des Oliviers armée d'épées, lui aussi ne pouvait être qu’un terroriste extrémiste.

4. Judas (pas l'Iscariote)

La transformation de Judas révolutionnaire en Judas apôtre fut exécutée en supprimant les surnoms hébraïques Theudas et Thomas avec lesquels il était présenté dans les textes historiques comme combattant révolutionnaire.(Ant.Jud.XX-97,99 ; Hist.Eccl. I -12 déjà citées).

Ils transformèrent les surnoms, de la façon dont il résulte encore dans les tout premiers documents tels que l'évangile Capto (incipit), les Actes de Thomas et le Novum Testamentum Graece et Latinae, en autant de noms propres, en traduisant : Joudas appelé theudas qui signifie "courageux" et Joudas Thomas qui signifie "jumeau" enTheudas dit le courageux" et "Thomas dit le jumeau."

La tromperie apparaît évidente lorsque nous remarquons que les surnoms, laissés en grec selon la prononciation hébraïque, en prenant la lettre majuscule, deviennent des noms propres qui prennent la place du vrai nom qui était Joudas.

La conséquence qui en dériva fut que Theudas et Thomas, qui étaient des appellatifs attribués à Judas, se transformèrent ainsi en les noms de deux disciples qui n'ont jamais existé : Theudas, (Thaddée) et Thomas.

La preuve de cette manipulation, autre que celle donnée par l'examen des documents apocryphes, nous vient aussi de l'analyse des traductions: prenons comme exemple " Joudas dit thomas (qui signifie jumeau) " traduite en grec en enlevant Joudas et en mettant la majuscule à Thomas, qui fut laissé en hébreu, se transforma en " Thomas qui signifie jumeau>>. Puisqu’en grec le mot jumeau est traduit didimos ( Διδιμος ), la phrase qui résulta fut la suivante: "Thomas dit didimos" ( Θωμας ο λεγομενος Διδιμος ) qui fut à son tour traduite en latin, la langue sauve-tromperies - comme elle a été appelée par certains exégètes -, avec "Thomasus dictus didimus" de laquelle sont depuis dérivées les traductions dans les langues modernes: << Alors Thomas, nommé Didyme, dit à ses condisciples << Allons nous aussi mourir avec lui ! >>. (Gv. XI-16).

En sachant que les mots thomas et didyme signifient tous les deux jumeau, le premier en hébreu et le second en grec, l'expression reportée par les évangiles, en plus de nous confirmer la manipulation des falsificateurs, ne peut que nous faire rire du moment que, correctement traduite, elle signifie "Jumeau nommé Jumeau ".

S'il y a encore des doutes sur le fait que Judas et Thaddée soient des noms qui se réfèrent à la même personne, il suffit de comparer les listes des apôtres reportées par les textes sacrés - où le Judas nommé par Marc et Matthieu est remplacé par Thaddée dans l'évangile de Luc et dans les Actes des Apôtres. (Voir liste des disciples reportée au début de cette exposition). Et les doutes sont dissipés...

5. Judas Iscariote

Judas Iscariote est certainement le personnage le plus élaboré parmi tous les disciples. S'il lui fut laissé son vrai nom c'est tout simplement parceque, étant donné qu'il était le seul d'origine juive - parmi tous les autres déclarés Galiléens - il se prêtait mieux pour fomenter, par la trahison qui lui fut attribuée, la haine envers les Juifs qui selon l'Église devaient être les assassins du Christ. Même si pour Judas furent utilisées les épithètes les plus infâmantes, on tâcha de toutes façons de le laver de sa nature de terroriste qui lui venait de l’appellatif Iscariote - signifiant sicaire - car il aurait compromis tous les efforts tendus pour transformer une bande de révolutionnaires en apôtres prêcheurs de paix.

En ayant recours encore une fois à la géographie, comme ils l’avaient fait avec la ville de Cana pour transformer Cananite (zélote) en cananéen, et la région de la Galilée pour cacher le sens révolutionnaire de l’appellatif Galiléen, ils firent dériver iscariote, en Hébreu ekariot qui signifie sicaire, de la ville de Keriot en disant que celle-ci était sa ville natale. Transformation qui, si elle fit rire leurs adversaires païens et juifs (comme elle nous fait rire nous aussi), ce n'est pas seulement pour l'évidente tricherie qu'ils avaient mise en œuvre en recourant, encore une fois, à la géographie ; mais aussi parce que cette ville de Keriot n'a jamais existé.

6. Simon le cananéen

Pour éliminer la nature révolutionnaire de cet apôtre - que les textes sacrés déclarent zélote (Mc3-18; Mathieu10-4; Lc.6-15; At.1-13) - l'Église, profitant de l'ignorance d'autrui, répond candidement, à travers les hypocrites sourires, si caractéristiques des prêtres et des moines, à ceux qui lui demandent des explications sur ce mot, qu'il signifie " zélé d'amour pour Dieu".

Pour ceux qui ne sont pas encore satisfaits par les preuves reportées pour pouvoir établir avec certitude que les composants des deux équipes, celle des révolutionnaires et celle des Apôtres, étaient bien les mêmes personnes, nous nous réservons d'en fournir d’autres lorsque nous démontrerons de manière irréfutable, dans les chapitres qui suivront, que Jean de Gamala, fils aîné de Judas le Galiléen et chef de la bande des zélotes, appelé le Nazirè, et Jésus de Nazareth, chef de l'équipe des Boanerghes, dit le Nazaréen, sont en réalité la même personne.

Luigi Cascioli

Luigi Cascioli

LA FABLE DU CHRIST
LIVRE - DÉNONCIATION
Irréfutable démonstration
de la non-existence
de Jésus
La fable de Christ

Les chapitres du livre

1. La Bible
2. Seconde entrée en Égypte
3. La période des Rois
4. Le Dieu de la Bible
5. Les Hébreux après l'invasion de la Palestine du Nord
6. Le Culte des Mystères
7. La révolte des Maccabées
8. La Palestine pendant l'occupation romaine
9. Les Esséniens, fils de la lumière
10. Révolutions et guerres esséniennes-zélotes
11. Les Esséniens après l'an 70
12. Les Évangiles canoniques
13. Jean le Nazaréen
14. La crucifixion

CONTACTER L'AUTEUR

Historicité de Jésus, historique, atheisme contre le christianisme, fable, Jesus, Bible

 

- DEUXIÈME PARTIE -
JÉSUS EST-IL DIEU ?

Introduction  |  Première partie : Jésus-Christ est-il historique ?

  Le défi incroyable de l’historicité de Jésus, c’est que cet homme a son nom associé à l’éventualité d’être Dieu. C’est peut être l’une des raisons pour lesquelles tant d’hommes intelligents ont des difficultés énormes à reconnaître l’historicité de Jésus : ils ont peur en disant “oui” de se trouver entraînés à reconnaître sa divinité. Jésus, parmi toutes les personnes de l’histoire, est celle qui entraîne le plus de réactions. Sa question : “Et vous, qui dites-vous que je suis?” dépasse l’histoire et l’existence. Ce n’est plus seulement Jésus, c’est nous qui sommes en question.

Nous n’avons pas l’intention de répondre en quelques pages, et pour chacun, à ce problème. Nous proposons seulement d’ouvrir une porte sur le mystère. Voici les points que nous soulèverons :

  1. Jésus prétend-il être Dieu ? Renonce-t-il à être homme ?
  2. Jésus et l’idée de Dieu des philosophes.
  3. Le paradoxe de Jésus-homme et Jésus-Dieu.
  4. Pourquoi ce Dieu là et pas un autre ?
  5. Quelle image de Dieu donne-t-il ? Jésus-Christ ?

I - JESUS-CHRIST A-T-Il PRETENDU ETRE DIEU ?

Lorsque l’on prend au sérieux l’existence historique de Jésus-Christ on peut se demander, tellement on le voit comme un homme véritable, s’il a vraiment prétendu être Dieu.

Un certain nombre de penseurs actuels prétendent que Jésus-Christ ne se disait pas Dieu : ce sont ses disciples qui auraient enjolivé l’histoire après sa mort.

Il est exact que dans les débuts de sa vie publique Jésus évite soigneusement d’être appelé le « Messie » un terme mystérieux, mais très important pour les Juifs de son époque. Il cache et essaie de cacher qu’il est « le Saint d’Israël », « le Messie », « le Fils de Dieu. »

Ceci s’explique très bien. En effet, les Juifs, au 1er siècle, espéraient un Messie dont on ne savait pas bien qui il serait, et “Christ” est un mot grec pour dire “Messie”, celui qui a reçu un signe avec de l’huile bénie par Dieu comme le Roi David. Mais cette “espérance d’Israël” était bien différente selon les personnes : pour les nationalistes-religieux (chez eux il n’y avait pas de différence), le Messie devait être un libérateur politique pour redonner l’indépendance à Israël par rapport aux Romains. Pour certains autres comme la Vierge Marie, Élisabeth, Siméon, Anne, etc., c’est beaucoup plus profond. C’est l’attente de la Promesse de Dieu, promesse de salut, promesse de résurrection (les Pharisiens aussi, dont on parle beaucoup dans les Évangiles et les Actes des Apôtres, croient en la résurrection des morts).

Mais cette promesse de Dieu, personne ne connaît encore ce qu’elle sera : Jésus va la révéler peu à peu, en évitant de donner du poids aux fausses images du Messie.

« LE FILS DE L’HOMME »

A plusieurs reprises dans l’Evangile, Jésus va parler du « Fils de l’homme », en s’appliquant à lui-même progressivement cette expression. Que voulait-elle dire ?

Il y a dans un livre de l’Ancien Testament, le livre du prophète Daniel, l’expression et l’image de ce Fils de l’homme. (Daniel, ch.7 verset 9 à 14 et 15 à 28). Cette expression désigne à la fois un homme fils d’homme, de la condition humaine, et en même temps, un homme dépassant mystérieusement la condition humaine, « son Empire est un Empire éternel qui ne passera point » : et « voici venant sur les nuées du ciel comme un Fils d’Homme »...

Déjà le prophète Ezéchiel (ch.1 verset 26) avait parlé d’un être assis sur le fameux « char d’Ezéchiel », cet être a « une apparence humaine » et en même temps, il a « la gloire de Dieu. »

Donc, toute mystérieuse que soit cette figure du Fils de l’homme au temps de Jésus, c’est ce titre là qu’il va revendiquer devant ses Juges du Grand Tribunal Juif, le Sanhédrin : « Désormais le Fils de l’homme siégera à la droite de la Puissance de Dieu » (Luc, ch.22 verset 69).

Et alors, continue le récit « tous dirent « Tu es donc le Fils de Dieu ! « Et il leur déclara : « Vous le dites, je le suis. » (Luc ch.22 verset 70).

Résumons, Jésus a bien revendiqué, à son heure, le fait d’être Dieu. Et au même moment il revendique aussi le fait d’être véritablement un homme : « en moi, dit-il en substance, Dieu s’est fait homme pour vous rencontrer ». (11) Il fait solennellement cette déclaration au moment où il sait que cela va le condamner à mort.

II - LE DIEU DE JESUS-CHRIST EST LE DIEU DES PHILOSOPHES ?

Certains pourraient penser que lorsque Jésus-Christ revendique d’être Dieu, c’est seulement selon la pensée théologique des Juifs. Quels rapports aurait ce Dieu avec le Dieu des philosophes ? Le Dieu sur lequel les gens de tous les temps se sont accordés pour des qualités minimum, s’il existe.

Jésus-Christ semble bien avoir prévu cette question. Il a revendiqué d’être à la fois le Dieu d’Israël et le Dieu universel selon la raison. Il y a un passage dans l’Evangile significatif à ce sujet (Saint Jean, ch.8 versets 56 à 58). Les Juifs discutent avec lui, voici le passage essentiel :

« Abraham, votre père, exulta à la pensée qu’il verrait mon jour. Il l’a vu, et fut dans la joie. »

Les Juifs lui dirent alors : « Tu n’as pas cinquante ans et tu as vu Abraham ! »

Jésus leur dit : « En vérité, en vérité, Je vous le dit : avant qu’Abraham existât, Je suis ! »

En entendant cela, les Juifs prennent des pierres pour lapider Jésus, parce qu’il prétend à la divinité, il se déclare Dieu. Comme ils ne l’acceptent pas comme Dieu, ils ne leur reste qu’à juger qu’il blasphème, c’est-à-dire qu’il insulte très gravement Dieu.

Mais ce qui nous intéresse, ce n’est pas le refus des Juifs et ses conséquences, mais la déclaration de Jésus.

Et cette déclaration-affirmation de divinité est très étonnante. Elle fait à la fois référence aux textes anciens spécifiques d’Israël, et en même temps renvoie au Dieu que tout homme peut exiger. Le renvoi au contexte biblique spécifique d’Israël, c’est que Dieu dans l’Ancien Testament s’est présenté à Moïse sous le nom de « Je suis celui qui est » (Exode, ch.3 verset 14), et comme le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob (Ex.ch.3, verset 6).

En affirmant « Je suis » au delà du temps, Jésus revendique la divinité selon les exigences des philosophes, c’est-à-dire l’éternité ou l’éternel présent. Dieu n’a ni naissance ni fin. Il est celui dont l’existence ne dépend de personne. Il est à la fois le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, Le Dieu des Israélites, et le Dieu de la création.

III - COMMENT JESUS-CHRIST ASSUME T-IL LE PARADOXE : DIEU ET HOMME ?

Pour aider à comprendre, choisissons une image dans l’Ancien Testament, précisément au moment où Dieu s’est révélé à Moïse comme « Celui qui est » : l’histoire du buisson ardent.

C’est une très belle manifestation de Dieu, et qui annonce environ 1500 ans à l’avance, le mystère de Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme.

Moïse, qui garde les troupeaux de son beau-père Jethro, voit dans la campagne du Sinaï un buisson qui brûle sans se consumer. (Livre de l’Exode, ch.3) Il s’approche pour voir cette merveille, et du buisson une voix lui parle :

« Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob. »

Moïse peu après lui demande son nom, et c’est là qu’il répond : « Je suis celui qui est. » C’est bien à cette parole que Jésus faisait référence dans la discussion avec les Juifs citée ci-dessus « Je suis. » Mais cette image fantastique du buisson qui brûle sans se consumer est aussi l’image du Dieu créateur. Le Dieu tout-puissant qui vient dans la création, dans ce buisson. Et qui, au lieu de tout brûler, de tout faire exploser tellement il est puissant, est capable de montrer sa présence symbolisée par le feu, sans qu’aucune feuille ni tige du buisson ne soit détruite.

Donc, de même, quand Dieu s’est fait homme en Jésus-Christ, sa toute-puissance n’a rien fait exploser de la nature humaine. C’est ce que l’Eglise reconnaît lorsqu’elle dit que Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme.

« Vrai Dieu né du vrai Dieu, de même nature que le Père »

« Pour nous les hommes et pour notre salut, Il descendit du ciel, par l’Esprit Saint, Il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme »

Credo de « Nicée - Constantinople », qui résume la foi chrétienne.

IV - POURQUOI LE DIEU DE JESUS-CHRIST ET PAS UN AUTRE ?

Par Jésus-Christ nous avons connu le Dieu-Trinité, Celui qui est un en trois personnes, le Père, le Fils (Jésus-Christ) et l’Esprit Saint. Mais sommes-nous obligés de croire en Jésus-Christ, ou pouvons-nous trouver d’autres Dieux ?

Il ne peut y avoir qu’un seul Dieu, donc si c’est Jésus-Christ, c’est lui (en trois personnes qui ont le même amour, la même volonté). Il ne peut pas y en avoir un autre en même temps, sinon le premier ne serait pas Dieu, l’Absolu.

Alors ? Suis-je libre de croire à un autre Dieu que Jésus-Christ ? Si vous trouvez un meilleur Dieu que Jésus-Christ, prenez-le. Quand à trouver une autre religion, voici ce qu’en disait Talleyrand. Un de ces « hommes des lumières » proposait pendant la Révolution une nouvelle religion de la raison, pour remplacer le christianisme. Et il voulait recueillir à son sujet les suffrages des députés. Au bout de cinq minutes Talleyrand l’interrompit en disant : « Nous vous croirons volontiers, monsieur, quand vous serez mort pour votre religion, et qu’après trois jours vous ressuscitiez. »

V - QUELLE IMAGE DE DIEU DONNE JESUS-CHRIST ?

C’est la continuation de la réponse à la question précédente. Beaucoup de gens ont peur de Dieu. Un jour en Sibérie, peu de temps après la fin du communisme (1992), des étudiants nous posèrent cette question : « Maintenant que nous sommes libérés des communistes, allons-nous devenir les esclaves de Dieu ? »

Lorsqu’on pose cette question à Jésus-Christ, il répond non par des paroles mais par des actes, à peu près ceci :

Le Dieu que nous sommes, mon Père et Moi, je vous le montre à Noël, quand je viens naître parmi vous. Je viens dans le monde vous rencontrer comme un enfant, et non comme un dictateur tout puissant.

Alors comprenez-vous que ce que je cherche, c’est non pas à faire pression par la force ou la crainte sur votre liberté, mais à obtenir que vous m’aimiez. Et l’on n’aime pas si ce n’est librement.

Parmi beaucoup d’autres, l’image de Dieu que nous donne Jésus-Christ, c’est celle du pardon.

Sur la croix, alors qu’il meurt, mis à mort par nous les hommes Jésus dit à son Père : « Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Et puis, sur la croix encore, au brigand, « le bon larron », qui lui dit : « Jésus, souviens-toi de moi lorsque tu viendras avec ton Royaume », Jésus répond :

« En vérité, en vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. »

Luc ch.23 versets 39-43

Le Dieu qui pardonne et donne le ciel, y a-t-il un meilleur Dieu que Lui ?

(11) Bien sûr, tout au long de sa vie publique, Jésus va employer différentes expressions et paraboles pour dire ce fait inouï : l’époux et l’épouse, le Royaume de Dieu, le Fils du Maître de la vigne, la Perle précieuse. Mais « Fils de l’homme » suffit ici à ouvrir la question.

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