Damien Robert

Chères amies, chers amis,

Vous êtes plusieurs à nous interpeller sur le vote concernant l’ordre du jour de l’assemblée générale du Bois de l’Abbaye. Ce vote avait pour objet la prolongation de l’intercommunale.

Plusieurs d’entre vous nous demandent pourquoi nous avons voté contre cette prolongation. En fait, nous n’avons pas voté contre. Nous nous sommes abstenus. Contrairement à ce qui a été dit ou sous-entendu, nous avons aussi insisté au conseil sur la sauvegarde de l’hôpital et de l’ensemble des emplois qui y sont liés.

Pourquoi notre abstention ? La raison que nous avons avancée lors du conseil communal est démocratique. En effet, nous sommes exclus du conseil d’administration et nous ne pouvons donc pas participer à la gestion et à la mise en pratique des décisions et des prises de décisions concernant l’avenir du Bois de l’abbaye. Pourquoi sommes-nous exclus ? La loi dit que pour avoir des représentants dans les conseils d’administration des intercommunales, il faut deux conditions pour un parti : avoir un député régional et un conseiller communal. Depuis 2014, nous remplissons ces conditions. Mais, suite à une décision politique du Ministre Furlan, nous n’avons pas accès aux conseils d’administration des intercommunales dont nous sommes tout simplement exclus.

Il est important de signaler qu'en nous abstenant, nous ne nous opposons pas à la décision. Sinon, nous aurions voté contre. En fait, nous sommes en désaccord avec notre exclusion du processus de décision et de gestion de l’hôpital. Mais nous avons aussi des questions sur les difficultés financières qui sont reportées sur les travailleurs de l’hôpital et sur les communes qui sont appelées à renflouer les caisses du bois de l'abbaye suite aux décisions du gouvernement fédéral.

En effet, des économies lourdes sont prises sur le dos du personnel. Dans certains secteurs, les travailleurs ne sont plus remplacés. La direction ne renouvelle plus les cdd. Les heures sups sont limitées, la prime de fin d'année a été supprimée et les travailleurs de l'hôpital risquent de perdre de 11 à 12 jours de récup par an... Le barème n'est pas respecté non plus car les travailleurs sont payés à 99%.

Certains voudraient, en extrapolant notre vote, faire porter au PTB les difficultés financières de l’hôpital. Personne n’est dupe. Ce n’est pas le PTB qui a décidé de faire 92 millions € d'économies sur les hôpitaux. La responsabilité en revient au gouvernement MR-NVA et à une ministre libérale.

Ce n’est pas de la faute du PTB si des mesures d'économies sont prises sur les salaires ni si des mesures sont prises pour supprimer les lits qui reçoivent le moins de subsides, pour économiser sur du matériel médical ou pour payer avec l'argent de l'hôpital une plus grande part des honoraires des médecins parce que l'hôpital reçoit moins d'argent du gouvernement.

Notre position est claire. Nous sommes pour le maintien de l’hôpital en tant que service public et structure publque. Nous sommes pour le maintien de tous les emplois. Et nous sommes pour un refinancement public des hôpitaux sans que cela pèse sur les épaules des plus faibles.

Le PTB a toujours défendu l’accessibilité des soins de santé, la médecine de qualité et la médecine de proximité. C’est d’ailleurs un des points qui fait notre identité.

Non seulement nous ne porterons pas le chapeau des mesures d’économies que d'autres partis veulent prendre sur ce sujet vital qu’est l’accessibilité aux soins de santé. Mais en plus nous jetterons toutes nos forces dans la bataille pour préserver l’hôpital et tous les emplois. Et nous le ferons avec tous ceux qui le font déjà aujourd'hui ou qui voudront le faire dans le futur.

Notre vote a été mal compris. L'abstention était peut-être ambiguë. Nous voulions rétablir ici notre position fondamentale.

Damien Robert (chef de groupe PTB+)
Muriel Krammisch (conseillère communale PTB+)
Liliane Picchieti (conseillère communale PTB+)
Francis Vanderkaa (conseiller communal PTB+)
Marcel Bergen (conseiller communal PC groupe PTB+)